QVCT, RH, santé mentale
Santé mentale des agents territoriaux : l’épuisement touche désormais près d’un agent sur deux.
39%
des agents déclarent avoir renoncé à des soins pour leur santé mentale, parmi eux 41% de femmes contre 35% d’hommes et 43% des moins de 35 ans.
45%
des agents se déclarent épuisés par leur travail au moins une fois par semaine (+3 points en un an)
45%
ressentent de l’irritation (+3 points) et 35,6 % perçoivent un risque pour leur santé mentale sur leur lieu de travail (+1,6 point) : aucun de ces indicateurs ne recule
15%
seulement perçoivent un soutien de leur collectivité, alors que ce soutien est associé à un tiers d’épuisement en moins
Assistez à la présentation du baromètre 2026

Restitution des résultats du Baromètre 2026 sur la Santé mentale des agents de la FPT par idealCO - Moodwork - MNFCT
Une santé mentale qui se dégrade
Les trois indicateurs centraux du baromètre progressent : 45 % des agents se déclarent épuisés par leur travail au moins une fois par semaine (+3 points), 45 % ressentent de l’irritation (+3 points), 35,6 % perçoivent un risque pour leur santé mentale sur leur lieu de travail (+1,6 point).
Les agents de catégorie C sont les plus touchés (46,8 %, contre 39,5 % en catégorie A), avec les encadrants et les titulaires : un statut stable ne protège pas. L’épuisement déclaré augmente aussi avec l’âge, de 31,6 % chez les 18-25 ans à 49,5 % chez les plus de 55 ans. Fait notable, la charge de travail jugée trop élevée recule de 6 points, mais l’inquiétude pour l’avenir professionnel progresse de 4,5 points, dans un contexte de contraintes budgétaires et de réorganisations.
Une ressource résiste : 71 % des agents perçoivent du sens dans leur travail, un niveau élevé qui explique statistiquement jusqu’à 52 % des écarts d’épuisement entre agents. Mais elle s’érode, de 4 points en un an et de 8 points depuis 2024.
Les incivilités des usagers, un facteur de risque à part entière
30 % des agents déclarent subir des incivilités de la part des usagers plusieurs fois par mois ou plus. Les agents de catégorie C, les hommes et les titulaires y sont les plus exposés.
L’effet sur la santé est direct et mesurable : 43 % des agents les plus exposés déclarent des troubles du sommeil quotidiens, contre 13 % chez ceux qui ne subissent pas de violences.
Plus les agents se sentent soutenus, moins ils se déclarent épuisés
Le baromètre documente un écart que les employeurs territoriaux peuvent piloter : entre les agents qui perçoivent un fort soutien de leur collectivité et ceux qui en perçoivent peu, le niveau d’épuisement baisse d’environ un tiers. Or seuls 15 % des agents perçoivent ce soutien et 22 % celui de leur hiérarchie et 74 % n’ont jamais été formés aux risques psychosociaux. Le management est le premier thème des 1 700 commentaires libres recueillis (20 % des retours).
Des expérimentations fructueuses partagées sur la plateforme idealCO
Des collectivités en font déjà la démonstration sur le terrain. Parmi les sept retours d’expérience repérés par idealCO au sein de ses communautés professionnelles et présentés dans le baromètre, la Métropole de Lyon a expérimenté la semaine en quatre jours auprès de 1 100 agents : après six mois, 87 % déclarent se sentir mieux, 43 % observent une diminution de leur stress, 60 % rapportent une baisse de la fatigue et 84 % témoignent d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
La Ville de Marseille a de son côté bâti une gouvernance pluridisciplinaire de la santé au travail, et le Conseil départemental d’Eure-et-Loir un protocole de repérage de la détresse psychologique et d’alerte.
Le sens du travail, première ressource des agents
Face à ces difficultés, une ressource tient : 71 % des agents perçoivent du sens dans leur travail, 82 % le jugent utile et 80 % important, les deux chiffres les plus élevés du baromètre.
Ce sens protège : il explique statistiquement jusqu’à 52 % des écarts d’épuisement entre agents. Il naît d’abord de l’alignement entre les valeurs de l’agent et celles de sa collectivité, puis du soutien entre collègues, de la reconnaissance et des horaires adaptés. Il s’érode toutefois (-4 points en un an), ce qui en fait une ressource à préserver.
Les échanges continuent sur la plateforme idealCO

Prévenir la charge mentale et retrouver le pouvoir d'agir

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Directions de collectivités : d’autres collectivités agissent déjà sur la santé mentale des agents. Leurs méthodes sont sur idealCO.
Formations, retours d’expérience et échanges entre pairs : l’abonnement à idealCO donne à vos équipes de quoi s’en saisir.
Notre promesse :
- Former celles et ceux qui encadrent
74 % des agents n’ont jamais été formés aux risques psychosociaux, et seuls 22 % perçoivent le soutien de leur hiérarchie. Le management arrive en tête des 1 700 commentaires libres recueillis. L’abonnement ouvre à vos encadrants 2 500 formations et webconférences sur les enjeux de QVCT et de management. - Partir de ce que d’autres collectivités ont déjà testé
La Métropole de Lyon a mesuré les effets de la semaine en quatre jours sur 1 100 agents. Marseille a construit une gouvernance pluridisciplinaire de la santé au travail, l’Eure-et-Loir un protocole de repérage de la détresse psychologique. Ces expériences circulent dans les communautés professionnelles idealCO, avec leur méthode et leurs résultats. - Trouver la bonne ressource sans chercher
L’IA d’idealCO interroge l’ensemble du fonds pour répondre à la question précise d’une DRH ou d’un DGS, par exemple : « comment mettre en place une cellule d’alerte ? »
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