footer

Du jeudi 30 au vendredi 31 mars 2023
Lens
Forum National de la Gestion durable des Eaux pluviales

Edito de Jean-Jacques HERIN

Président, ADOPTA

L’année 2022 a été malheureusement significative du Changement Climatique sur notre continent.
Celui-ci se réchauffe plus vite que la moyenne sur le globe : les spécialistes ont annoncé plus 2,4 degrés, d’ores et déjà ! Les catastrophes se multiplient et la sécheresse pour la première fois dans notre pays a touché l’ensemble des départements métropolitains, sans exception. Les assureurs ont annoncé que les effets de la sécheresse en 2022 vont coûter entre 1,8 et 2,9 milliards d’euros, à comparer au coût annuel moyen de l’ensemble des Catastrophes Naturelles (CAT NAT) de l’ordre de 2 milliards d’euros ! 

Le nombre de communes en pénurie d’eau au robinet se multiplie. Cet été, en montagne, des communes ont été en partie ravitaillées en eau potable par des camions citerne ! L’eau, bien commun de la Nation,  est devenue un bien rare et dont l’utilisation est sujette à querelles entre les différents utilisateurs. Aussi, toute eau qu’on laisse ruisseler, qu’on envoie vite à la mer, par des tuyaux ou par des coulées de boues, c’est de l’eau perdue ! Il nous faut généraliser les actions qui consistent à utiliser le sol, réservoir gratuit, pour la stocker, la valoriser et qui permet de contribuer à la recharge des nappes phréatiques, nappes profondes ou nappes alluviales, seules sources de notre eau potable.  

Tout acte d’urbanisation qu’il soit nouveau ou de réhabilitation, tout acte d’utilisation des sols naturels, agricoles et forestiers doivent respecter le cycle naturel de l’eau, doivent tout faire pour éviter les ruissellements, faire de l’eau une préoccupation quotidienne de valorisation. 

La 9eme édition du Forum National de la Gestion Durable des Eaux pluviales vous propose un programme qui montre que les solutions et moyens existent. Mettons-les en œuvre ! Ces solutions nous permettront de respecter et d’appliquer les dispositions des articles 640 et 641 du Code Civil, rédigé en 1804, pleines de bon sens : chacun est propriétaire de l’eau qui tombe sur sa propriété mais ne peut aggraver les écoulements naturels ! 

Appliquons tout simplement ces dispositions vieilles de près de 220 ans !